5 mars 2009
L’ordonnance 2009-104 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, parue au Journal officiel du 31 janvier 2009, transpose en droit français la « troisième directive européenne anti-blanchiment » (directive 2005/60). Ce texte est l’occasion d’une remise à plat du dispositif actuel pour lui redonner une cohérence globale. En voici les principales mesures en attente de textes règlementaires d'application.
A retenir :
- L’ordonnance pose comme principe de base l’identification du client. L'impossibilité d'identifier le client entraîne désormais l'interdiction d'entamer ou de poursuivre la relation d'affaire.
- La connaissance actualisée de la clientèle ainsi que le maintien d’une vigilance tout au long de la relation d'affaire sont renforcés.
- Les obligations de vigilance peuvent être modulées à la baisse ou à la hausse en fonction du risque de blanchiment ou de financement d'activités terroristes que présentent le client, le produit ou la nature et l'objet de la relation d'affaire. Ainsi, le niveau de vigilance pourra être renforcé dans le cas des personnes politiquement exposées, personnes non présentes physiquement, opérations anonymes ou effectuées avec des intervenants de certains Etats ou territoires.
- Les établissements sont tenus d'établir leurs propres politiques de gestion des risques ainsi qu’un système d’évaluation interne. A charge pour eux de pouvoir justifier à tout moment l'adéquation des mesures de vigilance avec les risques encourus.
- Le seuil des opérations inhabituelles supérieures à 150 000 € qui impliquait une vigilance accrue est supprimé.
A retenir :
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