1 août 2011
Le projet de réforme a été intégré à la loi de finances rectificative pour 2011 adoptée le 6 juillet dernier et promulguée le 29 juillet 2011.
Les principales mesures de cette réforme visent à :
18 mai 2011
À l'issue du Conseil des ministres du 11 mai dernier, le projet de réforme prévoit un certain nombre de mesures relatives à la taxation du
patrimoine dont l'idée directrice est d'alléger la taxation de la détention du patrimoine en contrepartie d'une taxation renforcée de la
transmission.
Voici les principales mesures qui ont été intégrées dans le projet de loi de finances rectificative pour 2011.
Il serait supprimé à compter des impôts directs payés en 2012, au titre des revenus réalisés en 2011. Les titulaires d'un droit à restitution au titre des impôts payés en 2011 qui seraient redevables d'un ISF en 2012 devraient auto-liquider cette créance sur leur ISF.
Ces mesures seraient appliquées à compter de l'entrée en vigueur de la loi.
Le principe serait de taxer à l'IR et aux prélèvements sociaux les plus-values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux
constatées lors du transfert du domicile fiscal hors de France de certains contribuables.
Les contribuables concernés seraient ceux détenant, lors de ce transfert et avec les autres membres du foyer fiscal, une participation dans
le capital d'une société d'au moins 1 % ou d'une valeur supérieure à 1,3 million d'euros.
L'imposition serait due à la date du départ hors de France. Néanmoins, un sursis d'imposition serait accordé, notamment si le domicile fiscal
est transféré dans un Etat de l'Union européenne ou dans un autre Etat partie à l'accord sur l'EEE ayant conclu avec la France une
convention fiscale.
L'impôt afférent à la plus-value latente ou en report d'imposition serait dégrevé ou restitué à l'expiration d'un délai de 8 ans suivant le
transfert du domicile fiscal hors de France ou lorsque le contribuable transfère de nouveau son domicile fiscal en France si cet événement
est antérieur, ou enfin, en cas de décès du contribuable.
Cette mesure s'appliquerait aux transferts du domicile fiscal hors de France intervenus à compter du 3 mars 2011.
| Patrimoine net taxable | Taux |
| Compris entre 1 300 000 euros et 3 000 0000 euros | 0,25 % |
| Supérieur ou égal à 3 000 000 euros | 0,50 % |
Ce dispositif serait assoupli. D'une part, il permettrait l'entrée de nouveaux associés dans un engagement collectif existant qui serait alors reconduit pour une durée minimale de 2 ans.
D'autre part, la cession des titres par l'un des signataires du pacte ne remettrait pas en cause, pour les autres signataires, l'exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit ou d'ISF si le seuil de détention des titres demeure respecté.
Cette mesure s'appliquerait aux transmissions effectuées à compter de l'entrée en vigueur de la loi et pour le calcul de l'ISF dû à compter de
2012.
Ce plafonnement serait instauré pour les contribuables propriétaires de leur résidence principale dont le montant de la taxe foncière sur cette résidence dépasse 50 % de leurs revenus. Il s'appliquerait à compter des impositions établies au titre de 2012 et nécessiterait une démarche du contribuable auprès du service des impôts compétent.
Il serait instauré une taxe de 20 % appliquée sur la valeur locative cadastrale de la ou des habitations concernées. Cette taxe entrerait en vigueur à compter de 2012. Les redevables fiscalement domiciliés en France de manière continue pendant au moins trois ans au cours des dix années précédant celle du transfert de leur domicile bénéficieraient d'une exonération temporaire de 6 ans. Corrélativement, la taxation forfaitaire à l'IR, déterminée à partir de la valeur locative de la ou des habitations concernées, serait supprimée.
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