Choix du mode d’imposition des revenus de capitaux mobiliers et plus-values de cession de titres de 2018 : quand le CIMR s’en mêle

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Les revenus de capitaux mobiliers (RCM) et les plus-values de cession de titres perçus par un particulier en 2018 sont soumis à l’impôt sur le revenu au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % ou, sur option, au barème progressif. Pour choisir le mode d’imposition le plus avantageux, suffit-il de comparer le taux du PFU à celui de la tranche marginale d’imposition du foyer ?

Ce n’est pas si simple car, contrairement à l’imposition au PFU, l’imposition au barème peut permettre l’application d’abattements sur l’assiette d’imposition de certains revenus, comme les dividendes et les plus-values de cession de titres. De plus, l’option pour le barème progressif est globale, c’est-à-dire qu’elle porte sur l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values de cession de titres de l’année. Il est donc préconisé de faire un calcul comparatif pour choisir le mode d’imposition le plus avantageux.

Par ailleurs, et exceptionnellement pour l’imposition des revenus de 2018, un autre élément influe sur le choix du mode d’imposition. Il s’agit du crédit d’impôt de modernisation du recouvrement (CIMR). En effet, suite à l’entrée en vigueur du prélèvement à la source et à l’application de ce crédit d’impôt exceptionnel, l’imposition au barème s’avère plus avantageuse que celle au PFU dans un plus grand nombre de cas. Ceci s’explique par le fait que les revenus de capitaux mobiliers et plus-values de cession de titres perçus en 2018 sont imposés en 2019 à un taux inférieur au taux marginal d’imposition en raison de la formule de calcul du CIMR.

L’option pour une imposition au barème progressif est à réaliser sur la déclaration d’ensemble des revenus selon le calendrier publié dans notre actualité du 19/04/19.